Ce matin, une tasse de café à la main, hypnotisé par un des rares rayons
de soleil de ces derniers jours, le nez plié contre la baie vitrée du
salon, j'ai repensé à ce film australien que j'ai vu il y a un an, "The
hunter", sorti en 2013. Un véritable petit bijou qui n'a pas eu la
chance de montrer son éclat dans les salles françaises et j'ai eu envie
de lui écrire quelques lignes.
L'histoire: un chasseur, engagé par une obscure société de biotechnologie, a pour mission de capturer le dernier Diable de Tasmanie. Il est hébergé par une famille , une mère et ses enfants avec qui il va tisser des liens très forts. Et rien ne se passera comme prévu.
Contemplatif, d'une beauté sublime et froide, le film nous prend par la main et nous emmène lentement, inexorablement sur un chemin sinueux menant vers le chaos et une réflexion peu élogieuse de l'être humain et son rapport à la nature. Puis il nous abandonne devant une fin en forme de dilemme merveilleuse d’ambiguïté et de justesse.
Porté par un Willem Dafoe exceptionnel, "The hunter" est un voyage qui ne s'arrête pas à la dernière note du générique final, il vous hante pendant quelques heures, planant au dessus de vous, les mains sur votre esprit. De temps en temps, comme ce matin, il revient sans prévenir, le nez collé à la fenêtre. Et le temps d'une pensée, le soleil c'est déjà fait la malle derrière les nuages prêts à déborder de pluie.
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