mercredi 11 avril 2018

Défi Scribay chapitre 2!

Et hop le chapitre 2 d'Ombre et Crépuscule(titre provisoire) pour le défi Scribay "Grandeur et Décadence".

https://www.scribay.com/defis/defi/4094045876/prix-scribay---grandeur-et-decadence


Pour le lire c'est par ici:

https://www.scribay.com/text/20129659/ombre-et-crepuscule-


Ou directement dans cet article.

Bonne lecture! :-)

N'hésitez pas à partager vos avis!








2. Prières


La salle de torture était spacieuse mais le plafond était bas. Juste assez haut pour se tenir debout.
Une litanie provenant d'une voix féminine, éraillée mais sensuelle, montait dans l'air chaud.
Une femme nue, à genoux au centre de la pièce, chantait, non elle priait, mais sa supplique ne serait jamais entendu. Elle le savait, car dans ces cachots oubliés aucune déesse, ni dieu, ni divinité d'aucune sorte n'oserait jamais pénétrer.
Pourtant elle continuait sans faiblir.
Son corps était creusé de cicatrices comme une montagne érodé par les ans et les vents.
Son visage émacié reflétait une pâle copie de sa beauté d'antan.
Ses souvenirs, son nom s'étaient envolés avec la souffrance des tortures et le temps qui, en ces lieux, semblait dévorer les mémoires.
Depuis quelques temps, ses bourreaux ne venaient plus. Au plafond, d'un trou sombre, par intermittences, chutait de la nourriture et des outres d'eau.
La femme sans nom était abandonnée sans surveillance malgré tout elle n'osait pas sortir. La peur de l'inconnu. L'endroit dans lequel elle vivait était certes horrible mais rien ne lui disait que l'extérieur de sa prison n'était pas encore pire.
Alors elle était restée.
La prisonnière savait qu'elle n'était pas seule. L'autre, elle l'avait entendu hurler, rire, pleurer.
Sans se l'avouer vraiment, elle espérait qu'un jour il viendrait à sa rencontre, pas pour la sauver, juste pour parler.
Elle arrêta soudainement sa litanie. Un léger son s'était invité dans ses prières.
La peur monta le long de son échine, elle commençait à s'habituer de ne plus souffrir. Si ses bourreaux revenaient la tourmenter, elle ne survivrait pas. Elle le savait.
Elle se redressa avec une grâce surprenante. Elle était grande. Sa maigreur extrême et sa nudité n'empêchait nullement de voir les vestiges de sa dignité.
La femme sans nom était prête à accueillir la mort.
Le bruit se rapprochait lentement. Un cliquetis se faisait entendre.
Une silhouette spectrale apparut alors dans l'encadrement de la porte.
Le récolteur d'âmes venait la chercher.
Elle soupira.
Sa peur se fana et disparut tel du sable qui glisse entre les doigts.
Peut-être que dans l'après-vie, ses souvenirs reviendraient et enfin elle saurait pourquoi. Quels actes indignes avait-elle commis pour se retrouver en enfer?
Ses paupières se fermèrent, la femme sans nom joignit ses mains graciles et pria, non pas pour sa survie mais pour sa mort.

vendredi 30 mars 2018

Inscription Défi Scribay

La première édition du Prix Scribay invite tous les membres de la plateforme à écrire une nouvelle sur la thématique :
Grandeur et décadence
Chaque œuvre doit être accompagnée d’un résumé de l’histoire faisant apparaître le lien avec la thématique.
L’auteur du texte sélectionné par le jury remportera un chèque de 1000€.
Les auteurs inscrits à Scribay peuvent participer à la première édition du Prix Scribay en répondant au défi « Prix Scribay – Grandeur et décadence » avec une nouvelle de 75 000 signes maximum (espaces comprises) avant le 31 mai 2018.
Pour participer, il vous suffit de cliquer sur le bouton « Relever ce défi » et de vous laisser guider par les indications de Scribay !
Les résultats seront annoncés le 31 août 2018.


Et hop inscription validée!

Le premier chapitre d'Ombre et crépuscule est disponible par ici


ou alors directement sur mon blog, juste là!

Bonne lecture. :-)



1.Réveil.

Les flammes des torches vacillaient doucement dans les ténèbres des couloirs humides.
Des oubliettes oubliées, perdues, édifiées dans un temps devenu légende.
Les murs suintaient un liquide verdâtre rance qui empestait l'air.
La vie semblait absente de ces lieux sinistres.
Pourtant dans le plus sombre des cachots quelque chose bougeait, un être à peine vivant respirait. Un être qui a oublié jusqu'à son nom.
Une nudité à peine tut par l'obscurité, un homme à genoux se balançait d'avant en arrière de façon grotesque.
Une eau sale ruisselante débordait de temps à autre d'un trou nauséabond et serpentant le long des sillons du sol pavé mouillait les pieds de cette forme décharnée.
Silence.
Ruissellement.
Silence.
Rire.
Le prisonnier riait. Un rire en enfer ne pouvait être que folie.
Etait-il fou?
Non.
Il riait parce qu'il se souvenait.
Les larmes ne tardèrent pas à venir car les souvenirs qui coulaient dans sa mémoire n'étaient que douleurs et peines.
L'homme se leva et hurla.
Un cri primal. Une deuxième naissance ou un dernier hurlement avant la mort.
Il toussa quelques secondes semblant manquer d'air.
Il regarda autour de lui. Il ne savait plus. L'oubli de nouveau.
Un cri retentit soudain, semblant provenir de partout, se répandant comme un liquide visqueux s'aggripant aux murs, à l'air.
La porte de la cellule s'ouvrit alors en grinçant et sans hésiter l'homme sortit lentement de sa prison.
Il déambulait nonchalemment passant devant des cellules vides et crasseuses.
Les lueurs vacillantes des torches révélaient son corps ravagé de lacérations et de brûlures.
Ses souvenirs ne revenaient pas, seuls quelques bribes d'images de violence ponctuaient les coups de poignards de douleurs dans son crâne.
Qu'avait-il donc fait de si terrible pour se retrouver ici?
Etait-il un meurtrier?
Le cri retentit de nouveau. Un cri qui se terminait par un rire comme un écho à son hurlement plus tôt.
Aussi sinistre qu'était ce. L'homme sans nom se réconforta de n'être plus seul. ses yeux s'abaissèrent vers ses mains.
Elle étaient recouvertes de sang.
Le couloir était interminable. Toutes les portes des cellules étaient closes.
Sauf une.
Quelques mètres plus loin, éclairé par une torche chancelante, une grille était ouverte.
Il s'approcha prudemment.
La pièce était vide de monde mais la première satisfaction depuis son réveil.
Des vêtements. Un pantalon. Une chemise rapiécée mais propre. des chaussettes, des bottes et une veste en cuir marron usée. Il recouvrit son corps constellé de cicatrices.
Au mur, une épée rouillée, dont la splendeur d'antan ne brillait que dans l'oeil averti d'un bretteur de talent.
L'homme sans souvenirs s'en empara. Il la soupesa, la tourna avec dextérité. Il se sentait revigoré arme à la main mais chaque mouvement était un maelstrom de douleurs.
L'homme habillé, récupérait une once de dignité. Il reprit sa marche.
Le couloir semblait sans fin. Torche après torche, la santé de l'homme sans nom déclinait, inspirer de l'air devenait difficile .
Une toux sèche lui déchira la gorge et en redressant la tête, enfin il vit le bout du tunnel de cachots.
Dans la pénombre il distingua un escalier, symbole d'une remontée vers la lumière du jour.
Il se rapprocha en tentant d'accélérer le pas et au seuil des marches, il tomba à genoux en gémissant.
L'escalier ne montait pas, il s'enfonçait plus profondément dans les entrailles de ce lieu maudit.


jeudi 22 février 2018

Je voulais vous parler d'un film...




Je voulais vous parler d'un film mais j'ai oublié son titre. Satanée quarantaine.

Je me souviens d'un crash d'avion terrifiant.
Je me souviens d'un homme désespéré à l'orée du suicide.
Et je me souviens de loups.

Je me souviens d'hommes qui tentent de survivre
Je me souviens d'hommes qui se confient sans fard et avec pudeur autour d'un feu apaisant.
Et je me souviens d'une violence crue et animale


Je me souviens de la musique hypnotique et planante
Je me souviens de cette fin et surtout de cette dernière image presque subliminale post générique.
Et je me souviens de Liam Neeson qui éclipse tous les autres acteurs comme si chaque survivant était une facette de lui-même. Son désespoir de vivre se transforme peu à peu en rage de survivre.


Mais ce dont je me souviens le plus nettement, c'est d'avoir vu un poème en images, rugueux et âpre. Un poème qui reste gravé longtemps, si longtemps que même avec une satanée quarantaine, je finis par me souvenir qu'il s'appelle "Le territoire des loups (The grey)" et que son réalisateur est Joe Carnahan.
 
Je vous ai dit que c'était un chef d'oeuvre? Oui!

Satané quarantaine!!






mercredi 21 février 2018

Je voulais vous parler d'un film....

Je voulais vous parler d'un film mais j'ai oublié son titre! Satanée quarantaine!
C'est l'histoire d'une petite ville envahie par un brouillard étrange et poisseux d'où surgissent des créatures monstrueuses avides de sang.
Un père et son fils se réfugient dans un supermarché et là il s'aperçoivent qu'ils sont plus en sécurité dehors avec les monstres.

Je me souviens de cette bigote horripilante et dangereuse. Madame Carmody...









Et surtout je me souviens de cette fin terrible qui vous laisse là, assis, pantelant et tremblant.

Je me souviens m'être dit:

Quel chef d'oeuvre!

Ca me revient! The Mist de Franck Darabont. C'est vachement bien. Je vous en ai déjà parlé? Oui?

Satanée Quarantaine

dimanche 9 juillet 2017

Le Croque-mitaine.



Un texte en réponse à un défi sur les croque-mitaines sur scribay.
Bonne lecture!



"La nuit.
Une chambre.
La terreur.
Je me délecte de la peur des enfants.
Depuis des centaines d'années, c'est ainsi. Je porte différents noms mais c'est moi le monstre sous le lit, c'est aussi moi le démon du placard.
Je navigue de chambre d'enfant en chambre d'enfant.
Je reste quelques jours, quelques mois.
Je suis le croque-mitaine et j'ai de l'expérience dans le domaine, j'ai dévoré des centaines d'enfants.
J'ai toujours la même approche.
Je commence par un souffle nauséabond sur le visage. Quand l'enfant se réveille, il a juste le temps d'apercevoir mes yeux rouges. Souvent il hurle. J'adore ce moment.
Je fais ça pendant plusieurs jours. Puis je commence les murmures. Je prononce le prénom de l'enfant jusqu'à ce qu'il se cache sous ses couvertures et là je passe ma main griffu sur le drap. Terreur garantie! La peur le bloque, il n'arrive même plus à crier. Certains suffoquent. Parfois je me couche sur eux, je sens leur petit corps qui panique! Que c'est bon!
Mon plaisir est dans cette longue descente vers la peur ultime. J'aime prendre mon temps.
Je m'immisce dans leurs songes, j'ai ce pouvoir. Nous ne l'avons pas tous. Je suis privilégié.
Je transforme leurs rêves en cauchemars jusqu'à ce qu'il ne puisse plus dormir sans penser au croque-mitaine. Je peuple leurs songes de loups, de sorcières immondes mais à la fin c'est le croque mitaine qui les mange en commençant par la langue. Ils se réveillent en sursaut, en appelant leurs parents mais ce que les enfants ne savent pas, c'est que les parents ne les entendent pas. Un bon croque-mitaine s'occupe d'abord de papa et de maman pour qu'ils dorment d'un sommeil de plomb!
Je prends parfois possession de leurs jouets préférés. Je les change de place, je les fais parler. Les clowns sont les meilleurs!
Quand je sens qu'ils sont à bout., je les attire sous le lit ou dans le placard. Je les appelle avec la voix de leur mère ou de leur père mais la maman marche mieux. J'attends qu'ils craquent et osent regarder et je les attrape pour dévorer leurs chairs innocentes.
Il arrive assez souvent que je me lasse, et je n'ai plus envie de les manger donc je pars à la recherche d'une nouvelle victime laissant un petit traumatisé qui, longtemps, aura une peur panique du noir. J'adore savoir que, même sans être là, je continue à les terroriser.
Récemment ma vie de croque mitaine a pris un tournant inattendu.
Un évènement m'a profondément pertubé.
Il s'appelait Gaetan et il n'avait pas peur.
Quand je murmurai, il me répondait calmement.
Quand je griffais ses draps, il continuait de dormir.
Quand je laissais mes yeux rouges luire dans la pénombre, il me regardait sans bouger.
Ses rêves ne l'effrayaient pas.
Une nuit j'ai donc décidé de m'adresser à lui sans mes artifices de monstre

-Bonsoir Gaetan.
-Qui es tu? 
-Le croque-mitaine.
-Tu es un monstre c'est ça?
-Oui. Je dévore les enfants.
-Pourquoi tu me manges pas?
-Parce que tu m'intrigues petit homme.
-Pourquoi?
-Parce que tu n'as pas peur.
-Si j'ai eu peur au début mais ma maman m'a dit que la peur n'existait que si on la laissait gagner.
-C'est une maline ta maman.
-Oui. Tu as l'air moins terrifiant maintenant.
-J'ai l'impression que tu m'es sympathique.
-Normalement un croque-mitaine n'aime pas les enfants.
-Si il les aime quand il se les met sous la dent.
J'esquissais un sourire que devait ressembler pour lui à une tentative de morsure mais il n'avait toujours pas peur..
-Tu vas me manger ce soir?
-Non.
-Pourquoi?
-Je ne sais pas. C'est la première fois que ça m'arrive mais je t'aprécie.
-Moi aussi. Tu as une tête rigolotte.
Je suis revenu toutes les nuits pendant quelques temps.
Nous avons discuté, joué, rit ensemble.
Nous sommes devenus ce qu'il appelait des amis.
Un jour il m'a demandé s'il pouvait venir dans ma tanière.
J'ai accepté.
Je n'aurais pas du car je l'ai perdu.
Je l'ai emporté avec moi sur mes épaules et arrivé dans ma tanière, je l'ai dévoré.
J'ai longuement réfléchi au pourquoi de ce que j'avais fait. Une seule explication me vint à l'esprit
Parce que c'est ma nature.
Je n'en avais pas spécialement envie pourtant mais je l'ai quand même mangé. C'était prévisible quand j'y repense pourtant quelque chose s'est passée après ce terrible repas.
L'imprévisible s'est invité dans ma vie.
Mes yeux s'humidifièrent et un liquide clair coula le long de mon visage. Des larmes. J'ai éprouvé de la tristesse et des remords. Pour la première fois je n'ai éprouvé aucun plaisir.
J'ai cogité sur cet état complètement nouveau pour moi.
Je crois que j'ai la réponse.
J'aimais ce petit garçon.
Vraiment.
Sincèrement.
J'ai compris ce qu'était un ami.
Pour la première fois, je me suis senti seul, coupable et plus rien ne fut comme avant.
Je repense souvent à Gaetan.
Il a changé ma vie.
J'ai pris ma retraite de croque-mitaine.
Je suis parti au Japon.
Maintenant je m'occupe des adultes et de leurs rêves.
Je suis un Baku*.
Jamais je n'ai oublié Gaetan, il fait partie de moi.
Désolé, blague d'ancien croque-mitaine.
Chassez le naturel...


*Monstre japonais qui se nourrit des rêves."

jeudi 20 avril 2017

Du changement.

Quelques changements concernant Allegro des lames et autres textes.
Scribay, sur lequel je mets en ligne mes textes, change de structure et donc si vous n'êtes pas inscrit(c'est gratuit) mes écrits seront difficilement visible...

J'ai intégralement mis en ligne sur Tellyon, un autre site de publication, Allegro des Lames. C'est lisible sans inscription.

http://www.tellyon.fr/oeuvre/allegro-des-lames/

Concernant les autres textes comme Anaita ou Enez eusa le polar ouessantin. Peut-être sur Wattpad, je n'ai pas encore décidé.
Voilà, voilà.

mercredi 19 avril 2017

Je voulais vous parler d'un livre mais j'ai oublié son titre...



Je voulais vous parler d'un livre mais j'ai oublié son titre! Satanée quarantaine!
Je me souviens, c'était il y a quelques temps... (Vous pensez bien que si je ne me souviens pas du titre je ne me souviens pas non plus de la date exacte...) 
Bref j'arpentais le rayon fantasy comme chaque jour, je soulevais une caisse qui traînait par là. Tiens jolie couverture. Je feuillette quelques pages. Ca a l'air sympa!
Le roman parlait de deux univers parallèles, l'un étant notre réalité. Une jeune femme, seule capable de traverser la frontière entre les deux mondes, se retrouve contrainte de s'échapper de sa réalité. Le début d'une aventure fantastique, sans temps morts, haletante, palpitante, parfois inattendue.  
Je me souviens de cette princesse rebelle au caractère bien trempé. 
Je me souviens de ce magicien étrange mais pas de son nom :-). 
Je me souviens de ces personnages tous attachants et complexes, la force de ce roman. Sa faiblesse, c'est trop court! ;-)
Je me souviens... Je me souviens... Je me souviens... 
De l'auteur!
Manon Fargetton
Et du titre!
"L'héritage des Rois Passeurs."
Les deux univers se nommait Ombre et Rive. La jeune femme passeuse de monde s'appelait Enora, la princesse rebelle s'appelait Ravenn et le magicien étrange Til Enoch. 
Et je me souviens d'un beau moment de lecture. 
Je vous ai dis qu'il fallait le lire? Oui?
Satanée quarantaine!
Quoi un tome 2 est sorti?